Un court-métrage de Marco Zagaglia

Midnight Dancer

« J’ai arrêté de boire. Trop facile. »

Synopsis

Une soirée entre les vapeurs d’alcool, un braquage qui tourne mal, le secret de Georges et le rêve brumeux de Hubert.

Equipe

Réalisateur : Marco Zagaglia
1er assistant : Alexandra Laffin
2e assistant : Barney Roberts
DOP: Mihnea Popescu
Assistant caméra : Aurélien Dehin
Renfort image : Adrien Kaempf
Stedycam : Lucas Ruassent
Ingénieur du son : Gilles Lacroix
Scripte: Alix Evrard
Directrice de production : Evelyne Nahoé
Assistant de production : William vergati
Production : Dancing Dog Productions
HMC : Marie Nottet

Infos

Durée : 15′

Format : HD – 2.35

Son : Stéréo et LCR

Langues : Français

Sous-titres : FR – EN

Année : 2016

Casting

Jean-François Molinghen – Vincent Koerver – Philippe Beauve – Pierre Bellefontaine – Isabelle Darimont – Carine Baïwir – Julien Vargas – Margaux Halders – Marko Cellik – René Thomas

Présentation par le réalisateur

Déjà depuis mes premiers exercices audiovisuels à l’IAD (Institut des arts de diffusion), mon très grand intérêt pour la culture wallonne, plus particulièrement celle de Liége et Verviers (où je suis né et ai vécu avant de partir pour Bruxelles suivre mes études de cinéma), m’a constamment porté à réaliser des projets cinématographiquement liés à cette thématique, comme une sorte de madeleine de Proust jamais assouvie. Ainsi, mon film de fin d’étude « Ragazzo Rosso » traitait des ouvriers italo-belge dans la région liégeoise. « The Boredom » était par la suite plus centré sur la vie d’un bar liégeois et, enfin, « Midnight Dancer » que j’ai pu entièrement tourner à Verviers, avec des comédiens pro, semi-pro, amateurs et semi-amateur, tous originaires de la région.

L’ancrage culturel – notamment liée à l’accent local, aux lieux, aux comédiens – que j’ai voulu insuffler dans mes précédents court-métrages est poussé à son paroxysme dans « Midnight Dancer ».

Ma démarche et mon regard esthétique ne se sont pas uniquement limités à miser sur une authenticité locale, mais aussi sur une histoire universelle racontée à partir d’un environnement culturellement marqué.

« Midnight Dancer » se déroule presque exclusivement dans le monde des cafés. Le café est un lieu de rassemblement collectif où la culture d’une ville, d’une région, est à même de se manifester le plus spontanément. Mais, assez paradoxalement, c’est aussi dans les cafés que l’on peut voir la solitude et le chagrin les plus profonds se mélanger à la réjouissance et à la joie de vivre. On se trouve ici devant une sorte d’oxymore, « la fête mélancolique », ce qui m’a inspiré pour raconter l’histoire d’Hubert, ou plutôt de son chagrin : coupable de la mort de sa femme dans un accident de voiture, il a plongé depuis lors dans l’alcool et la vie de café. Le regard et le mépris de ceux qui connaissaient sa femme fait constamment resurgir en lui sa culpabilité et son impulsivité qu’il ne sait ni contrôler, ni assumer. Cela le poussa à commettre l’irréparable lors de la soirée relatée dans le film. Une soirée où Georges, ex-amoureux de sa femme, prend un malin plaisir à l’humilier devant tout le monde. Sans doute la fois de trop pour Hubert…

Ces personnages du quotidien, sans doute à la morale douteuse et pas toujours très inquiété par leur rédemption, je désirais les filmer comme des héros en évitant tout misérabilisme et en magnifiant ce qui pour certains a l’air banal ou décadent.

L’utilisation d’une imagerie disco-onirique sur divers passages dramatiques du film en est le meilleur exemple. Toujours pour transfigurer le réel, les thèmes forts (alcoolisme, homophobie, mort, suicide) sont traités avec dérision dans le but de créer un flou volontaire entre drame et comédie. A chaque moment fort, le spectateur est amené à se demander : faut-il rire ou pleurer ?

PRODUCTION Dancing Dog Productions – contact(at)dancingdoig.be

REALISATEUR – Marco Zagaglia – zagaglia.marco(at)gmail.com